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BIOGRAPHY CORNER

Ballet Preljocaj
20 Jul 2016
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ANGELIN PRELJOCAJ (BALLET PRELJOCAJ) Né en France en 1957, de parents albanais, Angelin Preljocaj débute des études de danse classique avant de se tourner vers la danse contemporaine auprès de Karin Waehner.

En 1980, il part pour New York afin de travailler avec Zena Rommett et Merce Cunningham, puis continue ses études en France auprès de la chorégraphe américaine Viola Farber et du français Quentin Rouillier.

Il rejoint ensuite Dominique Bagouet jusqu’à la création de sa propre compagnie en décembre 1984. Il a chorégraphié depuis 46 pièces, du solo aux grandes formes.

Angelin Preljocaj s’associe régulièrement avec d’autres artistes parmi lesquels Enki Bilal (Roméo et Juliette, 1990), Goran Vejvoda (Paysage après la bataille, 1997), Air (Near Life Experience, 2003), Granular Synthesis (« N », 2004), Fabrice Hyber (Les 4 saisons…, 2005), Karlheinz Stockhausen (Eldorado - Sonntags Abschied, 2007), Jean Paul Gaultier (Blanche Neige, 2008), Constance Guisset (Le funambule, 2009), Claude Lévêque (Siddharta, 2010), Laurent Garnier et Subodh Gupta (Suivront mille ans de calme, 2010)…

Ses créations sont reprises au répertoire de nombreuses compagnies, dont il reçoit également des commandes, c’est le cas notamment de La Scala de Milan, du New York City Ballet et du Ballet de l’Opéra national de Paris.

Il a réalisé des courts-métrages (Le postier, Idées noires en 1991) et plusieurs films, notamment Un trait d’union et Annonciation (1992 et 2003) pour lesquels il a reçu, entre autres, le « Grand Prix du Film d'Art » en 2003, le « Premier prix Vidéo-danse » en 1992 et celui du Festival de Vidéo de Prague en 1993. En 2009, il réalise Blanche Neige, mettant en scène sa propre pièce et en 2011 il signe, pour Air France, le film publicitaire L’Envol, qui reprend la chorégraphie du Parc.

Il a également collaboré à plusieurs réalisations cinématographiques mettant en scène ses chorégraphies : Les Raboteurs avec Cyril Collard d’après l’œuvre de Gustave Caillebotte en 1988, Pavillon Noir avec Pierre Coulibeuf en 2006 et Eldorado / Preljocaj avec Olivier Assayas en 2007.

Plusieurs ouvrages ont été édités autour de son travail, notamment Angelin Preljocaj en 2003, Pavillon Noir en 2006, Angelin Preljocaj, Topologie de l’invisible en 2008, Angelin Preljocaj, de la création à la mémoire de la danse en 2011.

Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs reconnaissances parmi lesquelles le « Grand Prix National de la danse » décerné par le Ministère de la culture en 1992, le « Benois de la danse » pour Le Parc en 1995, le « Bessie Award » pour Annonciation en 1997, « Les Victoires de la musique » pour Roméo et Juliette en 1997, le « Globe de Cristal » pour Blanche Neige en 2009. Il est Officier des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d’honneur et a été nommé Officier de l’ordre du Mérite en mai 2006.

Aujourd’hui composé de 26 danseurs permanents, le Ballet Preljocaj est installé depuis octobre 2006 au Pavillon Noir à Aix-en-Provence, un lieu entièrement dédié à la danse dont Angelin Preljocaj est le directeur artistique.

AZZEDINE ALAÏA (COSTUMES) Alaïa. Un nom qui fait son apparition au tout début des années 80, sur la vague de ce qu’on appelle à l’époque « les jeunes créateurs ».

Le parcours d’Azzedine Alaïa, tunisien de naissance, est particulier : avant de se lancer dans la confection en série, il va pratiquer pendant plus de quinze ans son métier de couturier en artisan à Paris. Mais bien avant ça, alors qu’il est encore enfant à Tunis, il est initié par la lecture soutenue des journaux de mode de Paris. Cette fascination pour l’élégance et le vrai chic parisien ne lâcheront jamais Azzedine Alaïa, même quand il décide de s’inscrire aux Beaux-Arts à Tunis section sculpture.

Il arrive à Paris avec quelques adresses en poche, vers la fin des années 50. Il est logé chez la comtesse de Blégiers, qu’il habille en échange de quelques heures passées à garder les enfants. Cette époque de sa vie est décisive pour Azzedine Alaïa : elle marque en effet ses rencontres avec ses premières et très prestigieuses clientes, telles que Louise de Vilmorin, Simone Zehrfuss, et surtout, Arletty qu’il considère comme la parfaite incarnation de cette élégance si parisienne, et qu’il découvrira dans Les Enfants du Paradis.

Dans les années 60, il travaillera aussi pour Cécile de Rothschild, Claudette Colbert, ou encore Greta Garbo. En 1965, il s’installe avec sa petite famille d’amis rue de Bellechasse. C’est à cette adresse qu’il présentera sa toute première collection de prêt à porter, noire des pieds à la tête, en 1980. Le tournant est capital pour Azzedine Alaïa qui est alors repéré par quelques grands noms de la presse (spécialisée ou autre) : Melka Treanton, Nicole Crassat et Carlyne Cerf de Dudzeele du journal Elle, mais aussi Michel Cressole dans Libération qui s’accordent à vanter le savoir-faire d’Azzedine Alaïa.

En 1984, il ouvre sa première vraie boutique logée dans un ancien hôtel de voyageurs, rue du Parc Royal, et aménagée tout spécialement par Andrée Putman qui compte déjà parmi les premières fans du style Alaïa.

S’il fallait lui inventer un titre dans le paysage de la mode contemporaine, il faudrait dire qu’Azzedine Alaïa s’est fait le porte-parole de la modernité dans les traditions. Coupes savantes et mise en valeur maximum du corps de la femme, voilà pour l’hommage à la grande couture française de Vionnet à Schiaparelli ; alliance inédites de matières (cuirs et houppettes de cygne, tweed et écossais) et concentration sur l’essence intrinsèque du vêtement (jamais de bijoux qui pourraient distraire le regard), voilà pour la modernité.

Ses idées de collection sont souvent le fruit d’une rencontre, ou d’une idée lancée par un ami. C’est le cas de la collection hiver 90, inspirée d’une visite aux palais arabo-andalous de Grenade en compagnie de son ami Jean Louis Froment alors conservateur du CAPC (Musée d’Art Contemporain de Bordeaux) qui lui consacre une rétrospective exceptionnelle dès 1985. C’est encore le cas avec le peintre Julian Schnabel (qui sera chargé de l’aménagement du nouvel espace Alaïa de , en 1990) qui lui soufflera l’idée de la collection Tati.

En 1989, il conçoit la fameuse robe aux couleurs du drapeau français portée par la cantatrice Jessye Norman lors de son interprétation de La Marseillaise, point d’orgue du défilé du Bicentenaire de la Révolution française mis en scène par Jean-Paul Goude, ou encore avec Tina Turner à qui il dédiera une mini robe de perles.
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